« Rien n’arrête une idée »

 

Au même moment où j’ai commencé à voir la vie à la façon MiVidaPerfecta (rappel : voir la vie de façon positive et profiter de chaque seconde de bonheur), je me suis aussi imposée de suivre l’idée… Oui, l’idée ! Je parle bien de l’idée qui me passe par la tête. Vous savez ? :
commencer un cours de yoga, passer un concours, courir un marathon, entreprendre, ouvrir une association, faire le tour du Monde, etc, etc. Des fois c’est une idée qui se faisait attendre, d’autres fois ce sont milles idées qui se bousculent. On a peur de l’idée, on la pense irréalisable et pourtant…

Cette phrase « Rien n’arrête une idée », je l’ai lu en avril 2015 dans LoveStar un roman de Andri Magnason (plus bas). Et lorsque je l’ai lu quelque chose a retenti en moi. C’était LA réponse à la question que je ne savais même pas que je me posais. Sachez que je ne suis pas une grande lectrice mais j’ai toujours voulu l’être. J’ai toujours eu l’idée de lire plus… Or je repoussais tout le temps cette idée. Vous savez… : manque de temps, paresse, trop d’urgences, trop de séries à regarder ! (Oui !!!) Et un jour une amie me dit «  Mais je pensais que tu lisais beaucoup plus, vu que tu aimes la culture…». Euhhh oui… Du coup quelques jours plus tard, je suis allée acheter un livre. Et devant le nombre incommensurable de livres, j’ai opté pour la plus belle couverture (oui j’assume). Et c’était la meilleure chose à faire dans ce moment précis de ma vie. Car la couverture cachait une lecture exceptionnelle. En effet, tout un chapitre du livre est dédié à l’importance de l’idée. L’auteur raconte comment elle fait irruption dans l’esprit et le monopolise, l’harcèle à tel point que la seule issue est de la réaliser. Au risque de mourir ! Bien sûr, il s’agit d’une fiction et c’est bien exagéré. Mais si on s’arrête un instant qu’est-ce qu’il se passe au final si on ne réalise aucune de ses envies, aucun de ses souhaits, aucun de ses désirs, aucun des projets… ? On se consume ! J’ai très rapidement fait le lien entre mon insatisfaction quotidienne et le fait que je passais mon temps à refouler la plupart de mes idées. Parce que comme la lecture, ce n’était jamais le bon moment, il n’y avait pas le temps pour ça, il y avait toujours d’autres priorités. Pendant ce temps, mes milles et une idées dictatrices harcelaient mon inconscient. Et au final, je n’étais pas épanouie.  Mais c’est vrai que j’avais très peur de les suivre. Et en quelque sorte je comprends pourquoi…

Des idées, disait-il, il n’en avait pas, au contraire, c’étaient elles qui s’emparaient de lui. Elles prenaient possession de son corps qu’elles colonisaient comme celui d’un hébergeur afin de pouvoir se faire une place dans le monde réel, puis le laissaient épuisé, éreinté, vide (et surtout immensément riche et puissant, faisaient remarquer les moins compatissants). Il déclarait ne plus rien maîtriser à partir du moment où une idée s’installait dans sa tête. « Une idée est un dictateur », écrivait-il dans l’un de ses bestsellers :

« L’idée monopolise l’ensemble de l’activité cérébrale, elle met à l’écart les sentiments et les souvenir, vous conduit à négliger votre famille et vos amis en vous poussant vers un but unique : sa mise en œuvre. Elle s’empare des sphères langagières du cerveau et prend toute la place. Elle vous prive d’appétit, diminue vos besoins en sommeil, déclenche dans le cerveau la fabrication d’une hormone plus puissante que les amphétamines et peut vous maintenir en éveil des mois durant. Lorsqu’une idée voit le jour,l’homme dont elle s’empare se se vide de sa substance. […] Une idée est telle une faim incontrôlable ou un désir charnel trop longtemps réprimé. »

 

Alors là, le jour où j’ai eu l’idée de créer une entreprise : donnez-moi des claques. Ah mince ! C’est déjà passé en fait… Quelle idée chiante que j’ai eu ! Je repense encore à la semaine dernière où je me retrouve à traiter une commande « urgente »  (à chaque fois je me promets à moi-même que ce sera la dernière…). Je repense encore à tous ces dossiers de subventions à remplir, ces commissions devant lesquelles passer, ces formations, ces concours, ces démarches. Je repense, non… je ne repense pas, je vis le stress de savoir si tout va fonctionner comme je le souhaite. Alors oui, l’idée est chiante. Il faut s’organiser, prendre de nouvelles dispositions, se forcer, et le fameux : « sortir de sa zone de confort ». Cette expression, que certains aiment déclamer comme si c’était logique. Mais, si on dit bien « zone de confort » c’est qu’elle est confortable et douillette cette zone ! Non ? Eh bien… pas tant que ça en fait.
Pas tant que ça, parce qu’avant d’avoir l’idée de créer mon agence de communication, j’étais dans le marasme de la recherche d’emploi lancinante, exaspérante, parfois humiliante. Et même quand je travaillais, j’étais extrêmement insatisfaite. Tandis que maintenant…

Maintenant… j’adore ce que je fais ! Totalement ! Mon travail me comble car je m’exprime avec créativité, j’ai de grosses responsabilités, et surtout je ne m’ennuie jamais. Ce que je vis maintenant, malgré toutes les difficultés que je traverse, n’a pas de prix. La satisfaction que j’en retire est énorme. Ça m’arrive souvent de vouloir baisser les bras. Au moins une fois par mois. Mais, à chaque fois vient une petite mini mini mini victoire à laquelle s’accrocher. Et les petites mini mini mini victoires font les moyennes, etc. Au final, malgré les difficultés, tous les soirs je m’endors sereine, libre et heureuse. Bon… fatiguée, certes ! Mais ça, c’est grâce à mon idée et je l’aime pour ça. Je l’aime parce que… (alerte info) par exemple : j’ai toujours rêvé d’avoir un travail qui me permette de voyager, et la semaine prochaine je pars en mission à Washington avec de belles responsabilités [oui je flippe un peu, mais ça reste entre nous]. Si je n’avais pas eu l’idée de créer mon agence de communication spécialisée dans la culture, peut-être que je serais passée à côté de cette expérience qui promet d’être enrichissante. Ahhh, j’ai trop hâte !

Et vous ? Qu’est-ce qui vous anime tout au fond de vous ? Qu’elle idée avez-vous suivie ou mise de côté ?  Etait-ce par manque de temps ou par crainte ? Ou est-ce que vous vous laisser plutôt le temps ?…

PS : J’ai aussi l’idée de publier plus régulièrement sur ce blog… Promis !

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